Avant-propos

Avant-propos

Du groupe à l'individu

Dans notre livre "Philosophie La Vie subjective L'Acte La Relation" notre cible était la théorie des pulsions de Freud. Freud parle de deux pulsions antagonistes : la pulsion sexuelle et la pulsion de mort. Comme nous étions gênés par la pulsion sexuelle, notre cible principale est devenue la pulsion de mort que nous avons assimilée à l'autorité qui vise à refouler la motion d'éros de la petite enfance créatrice des désirs sexuels torturants. Notre idée était que le psychisme ne produit pas seulement deux pulsions mais des dizaines et nous avons démontré que la pulsion était tout simplement une relation, dite projection, entre deux instances imaginaires ; autrement dit un phénomène parfaitement normal mais qui n'a pas besoin d'être exprimé dans la vie sociale à partir de l'adolescence. C'est un phénomène qui est en deçà de l'expression de la parole dans notre époque quoique parfaitement banal puisqu'il en est la source.

Conséquence de cette théorie, et comme indiqué par Freud, nous avons montré que l'autorité peut se représenter en tant que pulsion psychique. La boucle était complète et à l'époque, nous avions cru avoir touché la cible et terminé la thèse : voilà la cause de l'autorité ! comme nous l'avions dit un peu innocemment. Restait à le faire comprendre.

Pour débuter l'étude de l'origine des pouvoirs humains, nous choisissons 1789. Nous voyons d'abord la révolte du peuple des villes avec les grands mouvements de masse : Bastille, Champ de Mars, Versailles. Le peuple agit sans ordre, spontanément. Et que fait-il ? Nous montrons que ces mouvements suivent exactement les représentations de l'imaginaire. Même chose pour les émeutes paysannes. L'Assemblée ne fait que suivre les événements, les interpréter et en tirer des lois. Mais elle ne les dirige pas.

Ensuite nous montrons comment l'imaginaire prend le contrôle des actes et des actions nous en déduisons les lois morales de la vie sociale. Nous étudions comment ces lois impliquent l'existence d'un contre-pouvoir qui se lève en face de tout pouvoir en manipulant ces lois. Nous retrouvons cette dialectique à travers l'exemple du roman de G. Orwell, 1984.

Nous démontrons pourquoi le genre féminin a une meilleure position pour analyser le pouvoir.

Le pouvoir est reconnu usuellement à travers la domination et l'autorité qui sont des cas particuliers. Nous montrons qu'il existe un pouvoir naturel général de l'homme qui est laissé de côté. Nous analysons l'action humaine que produit cette forme de pouvoir naturel.