Nouvelle expérience

CHAPITRE 13

Nouvelle expérience

  • Expérience de simulation informatique
  • Autres théories
  • Interprétation
  • Rationalisation
  • Le paradigme
  • Résultats

 

Expérience de simulation informatique

  Bien que notre théorie de l'acte de parler soit fondamentalement concrète et visuelle, il est évident qu'elle peine à être comprise par des lecteurs, particulièrement ceux qui ont de faibles connaissances de métapsychologie. Il est vrai que dans cette théorie, l'objet reste dans une forme floue comme nous l'avons montré dans Psychologie La vie subjective … Si l'objet était représenté concrètement, il ne serait jamais retrouvé. Ce qui compte plus que l'objet est la représentation de l'acte qui est universelle. C'est particulièrement le cas de l'acte de parler où l'objet n'est que paroles.

  Pour montrer la formation de sens chez l'homme, nous allons simuler une création de sens selon la théorie et montrer qu'on arrive bien au sens par cette expérience. Rappelons le principe : il faut que le grand-Autre se mette à parler pour que les paroles du petit-Autre forment un sens.

  Nous allons analyser ce processus en le simulant en informatique et en programmant un algorithme pour obtenir des résultats concrets. Le processus va devenir : le petit-Autre-utilisateur du programme, donne une parole ; le programme-grand-Autre doit répondre par une ou des paroles qui visent le même acte dans un contexte ou un attribut. Cette parole donne un sens à celle de l'utilisateur. Par exemple :

  • Je vois que le philosophe marche dans la rue.
  • Le philosophe qui marche, gagne des idées.

  Le sens de la marche est de gagner des idées (pour le philosophe). Le sens est bien montré. C'est ce passage du monde au philosophe que nous avons appelé dans le livre, Philosophie La vie subjective…, unification. C'est une unification du monde sur un personnage. Le flot de l'esprit se trouve réduit à un petit courant de molécules identiques. Ensuite, nous avons retrouvé ce terme d'unification dans C.G. Jung dans le sens de « différenciation du Soi devant une contradiction du monde ». Depuis, nous n'utilisons plus ce terme. A la place, nous mettons rationalisation qui s'oppose mieux à raisonnement ou à l'heuristique du type si x alors y.

  Par contre, la marche n'est pas une parole. Nous allons, en effet, étendre notre recherche à tous les actes et ne pas rester limité à l'acte de parler pour faciliter l'étude du sens. Rappelons que les paroles sont pour nous un cas particulier d'objet. Le psychisme est fait de visions. Ces visions sont commentées par des pensées qui sont secondaires. Comme nous ne pouvons pas entrer dans un programme des visions, nous sommes réduits à utiliser des pensées en phrases. Mais nous sommes convaincus que les visions restent à la source.

  Il faut donc que les paroles soit d'abord interprétées par le programme c'est à dire soient transformées en unités de sens ou sèmes. Le programme doit interpréter dans un domaine limité de sens. Comme nous visons une théorie psychologique, ce domaine sera celui de notre psychologie de l'individu.

Autres théories

  Pour Freud, l'hypothèse initiale de L'interprétation du rêve (cf. chapitre 7) est que la représentation inconsciente est formée de pensées, c'est à dire de paroles, de la petite enfance. Ces pensées sont envoyées au préconscient, l'imaginaire, qui les représente selon son propre mode en visions (d'où l'interprétation qui consiste à revenir à la pensée d'origine). Ces visions soulèvent le scandale et l'opposition de la pensée consciente. Pourquoi cette hypothèse de pensées dans l'inconscient ? Il est indiqué est que ces pensées ont un caractère archaïque. Elles ne peuvent avoir une valeur que détachée de tout contexte de lieu et de temps ce que permet la pensée.

  Comment parvenir à cette structure inconsciente ? Se demande Claude Levi-Strauss dans l'introduction de Anthropologie structurale : « Mais dans sa marche progressive pour rejoindre et expliquer ce qui est apparu aux hommes comme la conséquence de leurs représentations ou de leurs actes (ou des représentations et des actes de certains d'entre eux), l'historien sait bien, et de façon croissante, qu'il doit appeler à la rescousse tout l'appareil des élaborations inconscientes. » Levi-Strauss se focalise sur une structure sociale qui fige l'individu dans des liens multiples et complexes. Mais l'individu socialisé n'est pas un véritable individu qui est sans lien par essence (par nature). C'est un représentant du social. Or on sait que la soumission au rôle social conduit directement à la dépression.

  Pour Jung, la structure inconsciente est paradoxale parce qu'elle lie le corps et l'esprit qui sont de nature opposée. L'individu est dans un déséquilibre sans fin, dans une terrible absence de sens. Jung a vécu dans une période positiviste qui voyait le comportement de l'individu comme une opposition perception - réaction physique. Jung croyait à l'existence de phénomènes au-delà du perçu, hors de portée de nos sens. Pour compenser le déséquilibre, il croyait à des instincts particuliers en deçà des instincts communs. En somme, nous sommes englobés dans un univers que Jung appelait psyché. La psyché est impersonnelle et donc universelle. La pensée, mais aussi le sentiment, la sensation permet de relier les deux extrêmes opposés puisqu'elle n'a pas de limites. La pensée révèle la psyché qui est faite d'opposés. L'individu n'a qu'une mission : amener la psyché à être (dans la conscience soit la pensée, le sentiment, la sensation et la croyance). Ainsi pour Jung, le sens vient de l'opposition : c'est lorsque je vois la contradiction entre deux faits que je mémorise. Alors que pour nous, le sens vient de la complétude. Je mémorise lorsque deux faits sont associés par une jonction. La théorie de Jung ne prétend pas être vraie ; elle est une hypothèse simplement.

  Pour Lacan, il n'y a que de la pensée dans le psychisme. La pensée est formée de signifiants, c'est à dire de sens, mais de sens relatif. Le signifiant n'a pas de sens propre . Il n'existe que dans une chaîne. Le sens du mot bleu est de ne pas être le sens du mot rouge. Néanmoins un semblant d'imaginaire traverse la chaîne des signifiants ce qui fixe certains signifiants à semblant de source de sens : le sujet, l'Autre, l'idéal du moi. Ces lieux ne sont que des sources de pensées. Le sujet est traversé par une pensée qui lui est étrangère. C'est une croyance. Il est contraint, malgré lui, d'accepter le sens de ces paroles. Lacan prend ses types psychiques dans un théâtre inspiré par les tragédies grecques où les personnages sont contraints de suivre un oracle. La théorie de Lacan n'a pas d'objet ; elle est purement abstraite et elle n'a aucun repère pour être validée. Il est seulement question d'accepter ou non une croyance.

  Ni la psychanalyse, ni la sociologie ne donne de sens à l'action humaine. Et pourtant, c'est bien là le principe de la vie. Mais pour nous, cela vient notamment de ce que les théories sont focalisées sur des pensées au lieu des visions. 

Interprétation

  Nous avons parlé d'un domaine sémantique. Que recouvre-t-il ? Le domaine est l'ensemble des visions possibles. Tout est possible ; mais pour entrer dans un domaine, il y a des limites. Ces limites sont fixées par des règles de production. Les auteurs vous disent que les règles sémantiques sont comme les règles syntaxiques, c'est-à-dire la grammaire. Et ils s'arrêtent là. Ils ne s'intéressent qu'à la forme et non pas au contenu. Ils ne voient que les langages sans contexte. Voilà où sombre l'esprit abstrait actuel. C'est à croire que le seul plaisir est de composer des règles (pour les autres).

  Une excellente façon de décrire une règle de production est d'utiliser les expressions dites régulières1. Ces expressions seront formées par les signes suivants :

  • [mots] un ou plusieurs mots,
  • {mot, etc.} un choix possible de mots,
  • Ʌ un élément neutre (aucun mot)
  • → une règle de production
  • //un commentaire de règle.

  Nous définissons les règles suivantes :

0. Règle d'entrée : A→ 1 2 3 4 5 6 7 8

  1. Règle du Soi :

Soi→ { Ʌ, {Je, J', Nous} [mots] que}

Je suis certain que

// le Soi est facultatif ; sinon, si on utilise Je, le verbe peut être composé ( Je crois ou Je suis certain ou Je suis prêt à parier)

// le Nous est possible ; le groupe remplace le Soi

  1. Règle de contexte :

contexte→ { Ʌ, {dans, sur, pendant, comme, Dans, Sur, Pendant, Comme} [mots]virgule}

Pendant la nuit

//la virgule est collée au dernier mot (pendant la nuit,)

  1. Règle du Sur-A :

Sur-A→ { vous, {l', le, la, des, L', Le, La, Les, Des}mot }

le policier

//le sur-A est obligatoire (le policier)

  1. Règle de contexte de Sur-A :contexte de Sur-A→ { Ʌ , qui [mots]virgule}

//la virgule est collée au dernier mot

  1. Règle d'Acte :

Acte→ [mots] { Ʌ, {dans, sur, pendant, comme} [mots]virgule}

//la virgule est collée au dernier mot

  1. Règle de But :

But→ {l', le, la, un, une, du, des}mot

  1. Règle de Grand-A :

Grand-A→ { Ʌ, {du, de[l', la], à[l', la]} [mots] }

  1. Règle de Fin

Fin→ .

//le point final est collé au dernier mot.

  Le programme a été réalisé (voir une capture écran plus loin) et nous pouvons vous confirmer qu'il accepte beaucoup de phrases dont certaines sont surprenantes2. Certaines règles ont été retouchées au fil d'expériences mais ce ne sont que des détails.

  Jusque là, l'algorithme ne fait qu 'analyser des phrases. Il produit les éléments suivants3 :

  • Soi
  • contexte
  • Sur-A
  • contexte de Sur-A
  • Acte
  • But
  • Grand-A
  • contexte de Grd-A
  • Fin

Rationalisation

  En réalité cette analyse est artificielle et ne correspond à rien puisque l'esprit n'utilise pas des phrases mais des visions.

  Vous pourriez même effectuer cette décomposition en vous passant de programme. Mais où serait le plaisir de faire des phrases ? Nous ne sommes pas des robots. Tout de même. Nous en arrivons à l'essentiel, à ce qui est un processus de l'esprit. En réalité, nous verrons que cette interprétation existe bien même si le processus est différent.

  Les résultats sont conservés en souvenirs avec la structure suivante :

contexte de Sur-A – Sur-A contexte de Sur-A Acte But Grand-A.

  Le programme peut aller plus loin. Si le contexte de Sur-A n'est pas donné il sort : Grand-A contexte de Grand-A. Il y a passage du Sur-A au Grand-A ce qui suppose que le Soi soit identifié au Sur-A devenu Petit-A. Par exemple :

Le policier contrôle les habits de l'individu qui semble traîner.

Pourrait donner : l'individu semble traîner.

  C'est ce que nous allons réaliser avec un enregistrement sur notre ordinateur. Normalement, vous conservez les enregistrements dans une base de données. Mais il existe une autre possibilité pour les petits ordinateurs portables : le langage XML.

  Le langage xml a une syntaxe qui permet de conserver des enregistrements et de les manipuler. On utilise le xml pour tout ce qui est transmis à un tiers. Le xml est un texte qui peut être envoyé en pièce jointe. Ce tiers pourra en extraire des informations avec un programme XLST ou tout autre langage informatique.

La forme xml sera :

< ?xml version= « 1.0 » encoding= « UTF-8 »?>

<mémoire>

 

<vision>

<contexte de Sur-A> xxx </contexte de Sur-A>

<SurA-contexte-Acte-But-GrandA> xxx </SurA-contexte-Acte-But-GrandA>

</vision>

< !-- vision suivante etc. →

 

</mémoire>

  Supposons que vous ayez analysé une phrase dont vous tirez un acte, le programme va rechercher dans la mémoire toutes les visions avec un contexte de Sur-A associé qui indique cet acte et il écrira toutes les phrases correspondantes sur l'écran. Ainsi, vous avez le sens : SurA-contexte-Acte-But-GrandA.

Le paradigme

  Maintenant, supposez un acte de parler à la place d'un acte ayant un but concret et vous aurez une démonstration du sens dans la parole tel que décrit au chapitre 6 « Sur la rationalité de l'action ».

  C'est cela l'opération de l'esprit4. On peut parfaitement voir que ce processus ne fait jamais appel à la logique et au raisonnement. La logique ne sert ici qu'à programmer en informatique pour simuler. L'individu n'utilise la logique que dans un acte contraint par des objets ou d'autres individus. Ici nous avons mis en évidence une rationalité. L'individu utilise seulement la rationalité. La rationalité ne fait appel qu'à la mémoire. C'est la conservation en mémoire autour d'un élément particulier qu'on appelle raison. C'est un processus naturel.

  Le fichier XML simule la mémoire de l'individu. Il est la base de tout le processus. Or cette mémoire est propre à l'individu. Elle constitue la vérité de l'individu. Elle est composée par tous les faits contingents rencontrés dans la vie de l'individu. Il n'existe donc pas de vérité absolue comme l'expérience le confirme. La vérité de l'individu n'est pas dans la science.

  Mais pour que cela fonctionne, il faut que les souvenirs ou les rêves existent au préalable et soient structurés dans une forme telle que celle de la base xml. Il faut donc un processus d'interprétation du perçu avec des règles. Ces règles sont sous la forme d'une chaîne de visions originelles que nous appelons la représentation psychique. Si un perçu peut être décomposé en adhérant à une suite de deux scènes, une scène de contact et une scène d'acte de la représentation d'un acte, il est gardé en mémoire en deux éléments :

  • scène 1 : je suis dans un monde reconnu ; l'Autre approche ; le monde se retourne vers lui (comme le disait Sartre) ; c'est l'anxiété ;
  • scène 2 : le monde s'efface ; l'Autre se retourne vers un objet ; c'est le sens. Mais l'illumination du sens, lorsqu'elle est produite par un autre individu, correspond précisément au désir. C'est ainsi que nous captons malgré nous un désir par le rappel du souvenir d'une autre personne.

  C'est cela l'interprétation de l'esprit. Une interprétation produite par une scène qui nous laisse perplexe est complétée par un souvenir. Ce souvenir peut aussi générer une frustration.

  La chaîne de visions de la représentation psychique est un axiome nécessaire pour toute métapsychologie naturaliste qui écarte le raisonnement. Il faut qu'il existe un paradigme originel.

simulation

 

 

  Que nous dit cette expérience :

  • Remarque : je vois que le commerçant téléphone.
  • Avis : le commerçant qui téléphone regarde les habits du passant. (Le premier avis concerne le commerçant mais il y a un second avis qui concerne le passant.)

  Si vous souriez, c'est que cela ne fait pas partie de votre mémoire5. Mais il se pourrait que cela soit différent pour votre interlocuteur. Qu'allez-vous faire ? L'interpeller, lui répondre ou le laisser croire. Accepter son individualité ou l'amener à la réciprocité. Voilà la question qui se pose sans cesse dans la relation.

Résultats

  Pour tester le programme, je me suis donné le but de décrire des conduites humaines observées à moins de cent mètres de mon domicile. J'en ai tiré près de quarante phrases que je livre ci-après.

  Chaque phrase a été interprétée par le programme, c'est à dire décomposée selon les concepts sémantiques définis dans les règles. Certaines phrases ont demandées plusieurs essais mais au bout d'une vingtaine de phrases, les choses deviennent très faciles. On acquiert le sentiment de trouver un nouveau style d'écriture moins fluide, sans doute, mais bien plus clair et précis.

  Seulement une phrase sur six en moyenne a été mise en mémoire (la base xml). Cela peut tenir du fait suivant : il y a des descriptions brutes d'observations entrecoupées de phrases courtes qui reviennent sur le sens de l'observation ou sur les détails qui poussent vers un sens. Il y a donc une recherche du sens innée et impossible à éviter alors que l'expérience a pour but de produire le sens caché des observations automatiquement. Il aurait donc été plus logique de se concentrer sur les observations et ne pas chercher une interprétation. Il aurait fallu attribuer des conduites détaillées à chaque individu au lieu de se poser la question de la moralité de leur conduite par réflexe d'ethnologie. Le programme exige que l'on donne des contextes, des actes et des buts. Mais au bout d'un moment, ces choses perdent leur intérêt et on revient malgré soi à la recherche de sens.

  C'est donc une mauvaise utilisation par manque d'habitude ou par déformation professionnelle de présenter un écrit sensé, c'est à dire où le but est le sens. C'est absolument flagrant lorsqu'on arrive à quelques conclusions telles que : La femme (adulte et hors névrose) a pour but principal le Soi alors que l'homme a comme but l'Autre. C'est la différence qui est montrée dans le livre Philosophie La vie subjective… D'un autre côté, le programme entraîne la tendance à ces conclusions.

  Voilà donc l'agir communicationnel tel que nous le voyons avec notre esprit très empirique. Voilà une réponse à J. Habermas et à son étude de sémantique.

 

fichier paroles 21 avril 2016

Un Acte de pensée dans plusieurs scènes

Je dis que le personnage qui s'appelle il, est-se-projette-sur le Soi.

Je rappelle que le Soi qui peut être aussi l'ombre, est-se projette-sur le corps-propre du je.

Je précise que le je est-se-projette-sur la tête.

Je signale que le je se projette vers l'instance qui peut être le Soi ou le sur-A ou le petit-A ou le grand-A.

Nous allons retrouver que les pensées qui correspondent à chaque projection, sont différentes.

Je dis que le Soi fait un discours au je qui est comme je le suppute la pensée.

Je dis que la pensée qui vient du Soi, ne raconte que des faits.

Je vois donc que le Soi sort dans la rue.

Il tombe sur un couple d'hommes qui bouche le trottoir en discutant.

Il saisit une bribe qui vise un tiers jugé trop égoïste.

Il se demande si la relation qui s'affiche entre deux hommes est normale.

Il se demande si la relation qui est entre deux hommes est naturelle si la nature pousse la relation entre sexe.

Il pense que la nature qui a créé les sexes pour la relation n'est pas suivie.

Il se dit que la relation qui est verbale est fondée sur un sens commun.

La pensée qui ne parle que des faits, nécessite la pensée du tiers qui donne le sens.

Il dit un excusez-moi à l'homme qui se décala.

La pensée peut trouver le sens qui est dans le souvenir d'un tiers.

La relation qui se fait avec un tiers réel, est une étape qui est nécessaire mais non suffisante pour obtenir le sens.

Il s’élança comme une femme bien moulée en collant le dépassa en courant.

Lui qui étudiait tous les actes comme téléphoner ou discuter, se demanda la normalité de la femme qui courait.

Il nota la pensée qui avait sur-A et but et grand-A.

Je notai que les pensées qui viennent, étaient remplies de l'abstraction signe du petit-A.

Les pensées sont mises dans le petit-A justement.

Le petit-A est-le-maître de l'abstrait qui fait perdre le sens.

La femme qui court, écoute la pensée du Soi qui ne dit que les faits.

Le téléphoniste écoute le sur-A.

Le petit-A est celui qui donne des leçons.

Il vit venir dans la rue, la personne qui était en leçons avec lui.

Il nota qu'elle eut la moue qui marquait une frustration.

Elle dit bonjour comme elle tournait la tête de côté.

Elle était comme un grand-A.

Le grand-A donne le sens.

Le sens peut aller au désir.

La pensée qui vient du grand-A, est la pensée du désir.

La fille avait peur du désir.

Il peut aussi contracter le désir dans le souvenir de cette scène.

Lui qui faisait des observations, l'abandonna en se disant pressé.

Le petit-A qui donne-des leçons, met dans la relation, une tension.

Le grand-A qui écoute, peut parler du Soi qui donne le désir au lieu de l'autre.

Le grand-A qui écoute, a-le-désir du Soi qui rappelle la coureuse.

Les femmes pensent au Soi.

Les hommes pensent à l'Autre.

Je dis que la différence qui est principale, est-là.

 

1Nous avons suivi l'enseignement de B. Groc et M. Bouhier, La programmation par syntaxe, éd. Dunod informatique.

2La page WEB PHP n'est pas jointe pour des raisons évidentes. Le lecteur pourrait oublier que le domaine du sens est limité à la psychologie, notamment à l'analyse des rêves. Dans son élan, le lecteur pourrait aussi oublier que le programme simule la mémoire de l'individu par une base de données qui ne pas peut être rendue publique.

3Au fur et à mesure de l'usage, les règles ont évoluées. Il se peut que les règles décrites plus haut ne soient pas à jour.

4Le très grand risque d'une simulation est de plaquer des représentations sur des faits. Ici nous utilisons des expressions langagières tout en rappelant que le perçu est constitué uniquement que de visions. Vous allez dire que les expressions correspondent à des symboles comme cela été dit. Mais non ! Le symbole Sur-A n'est pas le Sur-A. Le symbole a un sens propre que l'on suppose constant. L'instance n'existe que dans une vision insérée dans une suite de visions. Le contexte, ou plutôt l'acte, est essentiel. C'est pourquoi nous insistons sur la structure qui est la représentation

5Pour suivre cet exposé, il faut admettre que vérité et sens n'ont rien de commun. La vérité est le point de vue de la science alors que le sens est le point de vue de l'homme. Pourtant beaucoup d'auteurs confondent les deux en tant que produits par la rationalité. Pour Max Weber, tout est rationnel c'est-à-dire qu'il n'existe que la vérité. Nous ne nous occupons ici que de la recherche du sens.