La conscience

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La conscience

Entrée dans la pensée

Le savoir

La boucle

 

La conscience

Ce que nous appelons "conscience" est une impression diffuse et continue de notre corps organique.

Impression veut dire emprise. Certains disent attention, veille. Diffuse car c'est une impression globale. Il n'y a pas d'objet, d'arêtes, de vide. Continue, est plus douteux car il y a des achoppements mais ces achoppements sont immédiatement ignorés, oubliés, sans trace. On passe dans une autre existence sans hésitation, sans choix. Le corps organique est le corps anatomique des organes. Ce n'est pas le corps propre de l'imaginaire qui est la silhouette du soi.

L'achoppement type est une perte ponctuelle d'impression par un détournement provoqué par un bruit ou une vue d'objet. Il faudrait bien saisir le type de ce facteur et nous y reviendrons. L'achoppement est une inhibition ponctuelle de la conscience.

 

Entrée dans la pensée

Mais attention ! Si un bruit ou une vue provoque une inhibition de conscience sur une partie du corps, il y a apparition d'une pensée d'un acte suivie d'une vision de cet acte qui porte sur ce point du corps. C'est une pensée automatique avec vision symbolique. L'acte est associé comme un symbole à un organe du corps. C'est la phase d'action. Cette phase est ressentie avec un mal- être. Notez que nous parlons d'acte et non d'action. Si, par exemple, vous éprouvez une paralysie motrice ponctuelle, vous avez la pensée visuelle de marcher mais cette marche est une fuite angoissée. Mais les sentiments ne sont pas systématiquement négatifs. Ils le sont pour l'acte de se déplacer ou de se localiser. Pour le regard ou le toucher, par exemple, ils sont positifs et très intenses.

 

Le savoir

La vision symbolique est suivie à son tour d'une seconde pensée qui est une pensée simulant un savoir ou une compréhension. Le savoir est une suggestion donc une idée connue, un concept pris dans une idéologie. Cette phase est ressentie comme une libération ou une compréhension. C'est la rétroaction. Allons jusqu'au bout de notre acte : lorsque vous aurez eu la vision imaginée de votre moi marchant et si rien ne s'y oppose, vous vous mettrez à marcher par nécessité. De façon conceptuelle, on peut remarquer que c'est le corps organique, en coupant le flux de conscience qui amène en avant le besoin d'un organe à être satisfait par un acte déterminé grâce à la synchronisation par la pensée et le signal de reconnaissance du sentiment donné dans la pensée.

 

La boucle

La boucle action-rétroaction est donc ce qui produit l'inhibition de "conscience", son effacement, le détour vers la réalité. Cette boucle est assez longue et il peut se produire quelques blocages dans le courant. Elle peut être coupée et puis reprise et synchronisée.

Vous suivez ? Après tout, ce n'est que la théorie initiale de Freud dans ses premiers textes sur l'hystérie, textes qui paraissent tomber dans l'oubli mais que certains auteurs ont repris à analyser (comme J. Nassif : Freud L'Inconscient, éd. Galilée ou bien L'Apport Freudien, éd. Bordas, et bien d'autres). Disons que c'est une suggestion de la théorie de Freud néanmoins nous resterons assez éloignés de la psychanalyse pratique. 

D'autre part, nous ne tenons pas à en rester au niveau  de quelques constations qui ne sont pas même des découvertes. nous voulons revenir à des idées pratiques d'un penseur de psychologie personnelle donc de philosophie. Essayons mieux de trouver des preuves de cette boucle du psychisme.