Thérapie et vie courante

Thérapie et vie courante

Les actes de thérapie

L'entrée

Le principal

Les actes de thérapie

Nous avons parlé de Freud en référence mais la théorie de l'hypnose est également très proche de notre modélisation. Regardons donc la technique de l'hypnothérapie telle qu'elle est montrée à travers des études. Je me réfère à l'ouvrage de Mike Bryant et Peter Mabbutt, édition Pour Les Nuls de First-Gründ, 2007.

Au début de l'ouvrage, p.27, vous trouverez : "Vous est-il déjà arrivé de penser à  deux choses à la fois, de passer sous pilote automatique quand vous faisiez quelque chose, presque pas conscient de la tâche à accomplir tant vous êtes concentré sur un autre élément ? Votre esprit semble alors divisé en plusieurs parties qui semblent toutes fonctionner indépendamment de l'ensemble. C'est ce qu'on appelle la dissociation."

Cet "ensemble" vague est celui de l'esprit. C'est l'impression d'être, la présence à soi, c'est donc la conscience telle que nous l'avons catégorisée. La dissociation qui est la technique de base consiste donc à mettre en avant une "partie" donc un organe du corps des organes.

La dissociation a pour but de couper les sentiments qui vous contraignent à suivre une répétition d'actes. La pratique courante consiste à abaisser la vue pour mettre l'imagination en avant. Se voir en imagination fait oublier le corps puisque vous voyez un autre corps qui est le corps propre ou la silhouette du soi.

L'entrée

Nous entrons donc bien dans la phase 1 avec des sentiments mêlés de perte de repères ou de lieu. Pour les auteurs étudiés commence la "thérapie des parties" : " Identifiez la partie incriminée" qui est la partie (soit l'organe) défaillante. Le but est de la rendre positive donc se libérer d'une tension qui perturbe la "conscience globale" comme nous l'avons indiqué. En fait, dans le livre en référence, il n'est pas question d'organes mais des actes qui émanent de l'organe sans le préciser, par exemple : comment arrêter de fumer, de boire, de s'empiffrer, etc. Nous sommes bien dans la pensée symbolique. Les objets ou buts sont associés à des comportements compulsifs. Ces comportements sont caractéristiques d'un organe ou d'une fonction organique qui se répète en boucle. Cela engendre le malaise et l'attente ou l'intention de rompre la boucle.

 

Pour un individu non compulsif, il est inutile de passer par un autre puisque l'autosuggestion qui fait sortir de cette phase 1 est trouvée automatiquement dans l'idéologie ou la technique. Mais l'individu compulsif se caractérise justement dans la perte d'une domination par l'autre psychique qui est le Sur-A. Ce Sur-Autre a ordonné cet acte et puis il a disparu ce qui entraîne qu'un ordre, une suggestion ou un sens différent de l'existence ne peut être trouvé. Le Sur-A est ce qui crée le sens de l'acte ou le sens tout court qui fait passer d'un état dans un autre. Le thérapeute averti va donc prendre la place du Sur-A et donner une nouvelle suggestion. Il peut le faire grâce à l'état de dissociation ou état dit hypnoïde.

 

Nous entrons donc dans la phase 2, de rétroaction

 

Le principal

C'est ici qu'il y a une différence entre le processus de l'acte tel que nous le voyons et le processus de thérapie par l'hypnose.

 

Dans l'acte, nous avons vu que nous créons une pensée symbolique où des mots nouveaux se sont glissés dans une pensée anodine et de faible sens par association. Mais les mots et particulièrement ceux qui semblent avoir un double sens se transmutent en représentation visuelle de l'imagination. La pensée symbolique construit donc une image nouvelle d'un personnage en acte. Cette représentation par vision devient aussi prégnante que la découverte d'une nouvelle réalité. Elle conduit à une nouvelle pensée d'analyse de sens comme une entrée dans un monde nouveau. C'est là qu'est la suggestion. Cette seconde pensée d'analyse ne peut être forclose que par l'effectuation de l'acte de l'imagination. Tout acte est une copie d'un acte imaginé. C'est ainsi que la parole semble être la répétition d'une parole entendue. Il nous arrive parfois de dire après une parole : ce n'est pas exactement ce que je voulais dire ou encore : mes paroles ont dépassé ma pensée.

 

Dans la thérapie par contre , il est construit une image qui représente la plénitude totale. C'est la réintégration dans la totalité du corps organique de la défaillance. L'image du corps plein doit attirer l'individu sans résistance possible. La défaillance est noyée et réduite dans le corps plein. L'individu est contraint d'oublier l'image de sa particularité par une nouvelle image associée. La défaillance est réduite à un épisode dépassé de la vie.

S'il y a une différence avec l'acte, c'est que l'hypnothérapie est une action et non pas un acte. L'hypnothérapie poursuit des buts différents qui sont des compositions de buts partiels de plusieurs actes.