Sur les sentiments

Sur les sentiments

Le changement de sentiment

La perte de sentiment

L'essence du sentiment

Les pensées sont reprises et recopiées par la réflexion et les réflexions sont reprises par de nouvelles perceptions. Le sentiment est rémanent et permet la répétition.

Le changement de sentiment

D'autres faits se produisent. La peur, par exemple, est un flux produit par la pensée sans aucune perception ce qui serait contradictoire avec notre analogie du flux entre deux visions. On a peur sans savoir pourquoi. Si on sait pourquoi, c'est la terreur. En examinant plus en profondeur, on découvre une vision primaire qui se coupe par une perception et qui échoue à former une seconde vision. C'est une espèce de vertige. La seconde vision de la pensée n'est pas créée mais elle est présente. Le sentiment est extrêmement rémanent voire inséparable et adhérant puisqu'il vient d'une liaison qui n'est pas fugitive mais qui s'établit dans l'attente, dans la recherche d'une autre vision. Si la pensée ne produit que de la vision, elle ne vise qu'une autre vision. Si la vision ne vient pas, le flux diminue. La valeur de la première vision diminue. Le sentiment devient négatif et répulsif. L'angoisse se transforme en peur non maîtrisée. Il est inutile de rappeler que certains individus savent jouer du sentiment chez les autres. Le rêve est l'exemple même de la pensée et nous commençons à comprendre pourquoi le rêve se change en cauchemar. Le rêve qui n'a pas de suite, c'est-à-dire de seconde scène, devient le cauchemar.

La perte de sentiment

De même, la répétition d'un même acte ne reproduit pas forcément le sentiment. la répétition peut être répétition de pensée avec sentiment ou répétition de réflexion sans le sentiment. La répétition d'un acte suit la réflexion qui n'est pas la pensée visuelle le plus souvent. Il faut comprendre que la réflexion n'est pas du même temps que la pensée comme nous l'avons montré dans la première partie de l'article. Dans la répétition, le sentiment se perd rapidement. Et  voilà qu'il se produit un nouveau phénomène : le sentiment se transforme progressivement : l'angoisse se transforme en peur, la beauté devient banalité sinon laideur.

L'essence du sentiment

Qu'est-ce que le sentiment ? Pour la plus-part des individus, il n'est qu'un caractère secondaire de nos pensées ; il lève un peu d'intérêt sur nos pensées. Or cette recherche montre qu'il est tout car il est le fondement de nos croyances. Il est le signe de confirmation de notre acte dans la mesure où le but de l'acte n'est pas rationnel mais personnel. Il est l'unique référence de notre réflexion. Il remplace toute l'expérience de vie. Il est la source de notre morale. Il est notre signal de but. Nous ne pouvons réussir un acte contre nos sentiments comme ces réflexions courantes le disent : je ne le sentais pas ou je le sentais bien.

La vie subjective est donc un parcours de tous ces éléments. Par contre, le savoir qui est mémorisé n'apparaît pas ce qui montre qu'il est un moyen de la réflexion et non une production finale tout comme les moyens de contact avec la réalité qu'utilise le corps.